Description
These last copies have a damaged border due to the fact that this is a 2xLP in a single LP carton sleeve !
Like a sexy bikini, Chevreuil are an alluring French two-piece. Julien F. works the bottom (drums), and Tony C. handles the top (guitar). Sleepyheads who mumble things like Hella or Lightning Bolt in their dreams will surely awake to find themselves sharing the bed with a completely different animal.
Creating loops and playing live through a series of four different amplifiers, Tony piles layer upon layer of melody, constructing an intricate web of line and form. This latticework of sound is held together by Julien's impeccable percussion, which serves to simultaneously unify as well as expand the soundscape.
'The heavy artillery is present with rhythmic and free segments, contrasting with incisive style and (mental) acrobatics. Sound volutes are coming out, symbolizing tribal arabesques. The revealed universe is like musical schizophrenia made of a deep singularity. That is the reason why Chevreuil is special, making at first sight a complex creation which is in reality refreshing and airy. So admirably brought about that it becomes comprehensible'
Press
Music in Belgium (FR · MM · 29/03/2008)
Chevreuil est un adepte du post rock mais avec des nuances expérimentales. Le genre a ses propres règles mais il n’est pas figé. Le duo nantais est fan de Shellac et a travaillé plusieurs fois avec Steve Albini. A les entendre, il ne mérite pas sa réputation. Il est très cool et très sympa, presque timide, et il laisse beaucoup de liberté aux musiciens. Dans son studio, on travaille dans des conditions idéales. Le duo français a donc pu donner le meilleur de lui-même et obtenir exactement ce qu’il voulait, en pratiquant par couches successives et assemblage final pour la guitare magnétique à quatre amplis.
Julien Fernandez est aussi le batteur de Passe Montagne, un autre groupe français. Tony C., lui, joue de la guitare. Pour le dernier titre, « Solier supérieur », le duo a reçu l’aide de Jamie Stewart (Xiu Xiu) au chant. Il joue aussi de l’harmonica et produit les samples. Xiu Xiu est un groupe expérimental californien que le duo a rencontré en tournée et avec qui il a sympathisé.
Citons pour mémoire le premier titre, « >>>+/- », un message parlé de sept secondes. Musicalement, « Cannibal Lover », le deuxième titre, est exemplatif : des samples mêlés à la guitare magnétique sont animés par un jeu de batterie très agressif. C’est un mélange entre puissance et agressivité et technique jazzy en adoptant un rythme saccadé et à contretemps. Le duo n’aime pas faire des trucs pop immédiats. Tous les deux, ils préfèrent que le plaisir vienne après plusieurs écoutes. De ce point de vue, c’est réussi. Avec ses samples, Jamie Stewart a donné un solide coup de main sur cet album.
Mais ce qui ressemble à une cacophonie est pourtant très élaboré, comme par exemple « Gendarme », un morceau long qui a été soigneusement agencé, même si la préparation ne fait pas tellement partie des habitudes du duo. Il y a pourtant un embryon de structure sur lequel vient se greffer le reste. Cette colonne vertébrale est le garant d’une qualité constante reproductible en concert. C’est sans doute le meilleur morceau de cet album difficile à appréhender à la première écoute. « Concorde » est au contraire un petit amuse-gueule très court.
« Afronegro » comporte un caractère afro beat qui est contagieux. Ce sont surtout les percussions qui sont mises en valeur sur un fond lancinant qui fait penser aux tambours du Burundi. Le duo fait ainsi un petit clin d’œil à ces percussionnistes très appréciés, même si ça peut paraître « tarte à la crème ». « Cimetière végétarien » est très différent, limite pompeux au début. Pourtant, on se dirige rapidement vers un morceau très enlevé et plein d’invention, avec le précieux concours de Jamie Stewart.
Moins spécial, « BreakDance » est un titre destiné à passer à la radio. « Chanteur de charme » est une autre transition avant « Tonnerre mécanique », un plat de résistance de plus de huit minutes bourré d’inventivité où Fernandez se laisse aller complètement. C’est aussi une des pièces maîtresses de l’album. Enfin, « Solier supérieur », dont nous avons parlé plus haut, a été soumis à Jamie Stewart alors qu’il était en tournée. Ici, ce sont les samples qui sont remarquables. Les deux compères n’avaient pas la moindre idée de ce qu’il allait faire et ils ont découvert le produit fini qui sied parfaitement avec l’ensemble de l’album.
Album déroutant qui se laisse apprivoiser un peu plus à chaque écoute.
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