BJORKENHEIM, RAOUL (ECSTASY) Doors Of Perception
Description
'I always felt there's something special about having a band. An all-star session can be good too, but the thing I'm missing nowadays in jazz is really good bands playing together tightly, turning on a dime together, and especially improvising together.' – Raoul Björkenheim
This is the third album by guitarist and composer Raoul Bjorkenheim and his band eCsTaSy, which contains some of the most exciting musicians in Finland today!
Raoul has worked with such notables as Anthony Braxton, Gerald Cleaver, Hamid Drake, Trevor Dunn, Ingebrigt Håker Flaten, Ejigayehu 'Gigi' Shibabaw, Henry Kaiser, Mike Keneally, Bill Laswell, Michael Manring, William Parker, Edward Vesala, John Zorn and many others, but eCsTaSy has been his main unit and main concern for the last seven years… and on their most developed album to date, it shows!
'Despite the boilingly hot drive...influenced by Cream, Lifetime, the Jimi Hendrix Experience (and perhaps more notionally the Pete Cosey/Reggie Lucas version of the Miles Davis group), there's a lyrical side to the guitarist's playing as well...Excellent.' – Point Of Departure
'The way [the group] cross-pollinates between jazz and rock recalls fellow traveler Nels Cline, and the results are similar: Oblique swing, gnarly noise, predictably unpredictable, swell.' – Icon
RAOUL BJÖRKENHEIM - guitar / PAULI LYYTINEN - saxes and wood flute / JORI HUHTALA - double bass / MARKKU OUNASKARI - drums
- FOR FANS OF - Nels Cline / (late period) John Coltrane / Jimi Hendrix / Henry Kaiser / John McLaughlin / Hedvig Mollestad Trio / Terje Rypal
Titles
01. Ides of March
02. Answer It!
03. Buzz
04. Surf Bird
05. Elemental
06. Talkin' to Me?
07. Doors of Perception
08. Jitterfug
09. Sunflower
10. Ecstasy Dance
Press
Progrésiste (FR · Tom Charlier · 01/05/2018)
«Doors of Perception», outre le poème de William Blake qui insuffla aux jeunes Morrison et Manzarek passablement allumés le nom du plus célèbre quartette psyché californien, c’est aussi - et déjà - le quatrième album du guitariste finnois-américain Raoul Björkenheim, assoiffé de directions nouvelles - normal, il est sur Cuneiform. De son propre aveu, il a créé cet album pour «inviter l’auditeur à entrer dans un monde qui peut paraître désorientant». Donc l’on est en droit de s’attendre à une vision lucide de l’inaccessibilité relative de ce genre de free-form jazz toujours semi-improvisé et une exhortation à dépasser ses a priori ou blocages initiaux et pousser la lourde, comme on dit dans un conte de fées traditionnel apache que je viens d’inventer. Plus concrètement, on ressent réellement un parfum proche de l’Ecole Jazz de New York de Fusion Contemporaine, si je puis la baptiser ainsi (il s’agit de ces attaques en peloton concerté menées par des zigotos aussi célèbres et talentueux que Bill Frisell, John Zorn, John Medeski ou Mark Ribot), dans les déconstructions à l’oeuvre, qu’elles soient atmosphériques, vaporeuses et errantes, ou plutôt en mode courses-poursuites rythmiques densément charpentées (le souffle d’Elemental, l’étonnant chassé-croisé sur fond de bruits de trains alimentés aux charbons ardents saxophoniques, le bien-nommé Buzz). Chaque morceau est une porte intrigante à soulever, une nouvelle fenêtre de gravitation musicale collective et spontanée, avec autant de fraîcheur que le jazz libre en a toujours eue depuis Miles jusqu’à Masada. Comme d’habitude, il faut que le public adhère au postulat de base d’une musique exploratoire mais je ne pense pas que ce soit un souci depuis longtemps pour les plus assidus de nos lecteurs, acquis à cette noble cause et biberonnés à l’abstraction musicale dès le couffin. Or not ?
JazzAround (FR · Yves Tassin · 06/03/2018)
On se souvient bien du guitariste (électrique au son saturé) Raoul Björkenheim. Il a (entre autres) fondé deux groupes essentiels de la scène jazz d’avant-garde : Krakatau (dont les albums on été publiés par le label ECM) et The Scorch Trio (quelques disques édités chez Rune Grammofon). Revenu sur les terres de ses aïeuls, le dorénavant sexagénaire a fondé le quartet eCsTaSy, qui réunit les plus belles gâchettes du nouveau jazz finlandais, parmi lesquelles nous découvrons l’époust-soufflant Pauli Lyytinen aux saxophones de tous genres… On n’attend pas de Raoul Björkenheim qu’il nous exécute une prestation « guitar-hero » façon Jeff Beck. Chez lui, la musique est plutôt en retenue; on privilégie les atmosphères tendues ou détendues. Le jazz de ces « Doors of Perception » fleure bon le rock des prairies, le patchouli et la liberté d’expression (cf. l’affiche « Donald est un imbécile » placardée sur la pochette). Plutôt une bonne pioche…













