JESUS IS MY SON 1914-1918
Description
Jesus is my son is the solo project of Grégory Duby. This project is a desire for sadness, loneliness and power. It is a long trip where eternity is between notes. Jesus is my son impels the audience to listen contemplatively to the electric guitar.
The theme of the album '1914-1918'is the great war. This album is not about battles or politics. The scope of the album is outside the action. It relates the lifes of the soldiers between battles, the survival in the trenches, the fear to disappear. It tells also about decimated families, about the long silences before the fights. With this album the war is told through its non-events and gives it its real dramatic meaning.
Titles
01. Héroïsme et Désespoir
02. No Man's Land
03. Armistice
04. Deux Nuits
05. Patrie et Famille
06. Des Pleurs et Des Larmes
07. Marie-Madeleine
08. Mieux Vaut Se Mentir et Etre Heureux
Press
RifRaf (fr) (FR · fv · 01/04/2012)
Fondateur du micro-label FF HHH et membre éminent de l’excellent trio K-Branding, Grégory Duby fait partie de ces héros discrets de la musique. Sous son pseudonyme Jesus Is My Son, le guitariste bruxellois explore une voie médiane entre impressionnisme cinématique et expérimentations folk du plus bel effet, notamment sur le morceau introductif ‘Héroïsme et Désespoir’ (4’51 de bonheur total). Même si un ou deux morceaux incitent davantage à la réflexion dubitative – sans jeu de mots pourrave – faute de réel point d’accroche, la majorité des compositions de notre homme s’inscrivent dans un discours certes sombre mais d’une grande cohérence stylistique. Tel un narrateur d’un épisode tragique de notre histoire, mais elle est vue à hauteur d’homme les deux pieds dans la boue des tranchées, ‘1914-1918’ transmet le tragique de la situation sans éviter la sinistrose déconfite. C’est lent, profond et très beau.
De Wereld Morgen (NL · Koen De Meester · 19/03/2012)
In tijden dat schreeuwerige noch sentimentele muziek past, is het soms moeilijk om een alternatief voor de stilte te vinden. Maar ook dat bestaat. Eén voorbeeld: ‘1914 – 1918’, de nieuwe cd van Jesus Is My Son, alias de Belgische gitarist Grégory Duby.
Grégory Duby is een Brusselse muzikant die naast solo ook actief is met het trio K-Branding. De man zit tevens achter het FF HHH-label. Op zijn tweede full-cd onder de naam Jesus Is My Son 1914 – 1918 doet hij de luisteraar stilstaan bij contemplatieve elektrische gitaargeluiden en dat rond het thema van De Groote Oorlog. De muziek is traag, zuiver en zonder franjes. Duby pakt niet uit, voert geen oorlog in zijn muziek, maar creëert de sfeer van de rustmomenten, de doffe stiltes tussen al het oorlogsgeweld in, de berusting en de dood die achteraf intreedt.
De plaat is dan ook veel meer dan de elektrische gitaar die je hoort, maar werkt vooral dankzij de stiltes die mee met de kalme composities vrij komen. 1914 – 1918 is dan ook verre van pathetisch en krijgt slechts een melancholische inslag als je de titels (‘No Man’s Land’, ‘Des Pleurs et des Larmes’, ‘Héroisme et Désespoir’…) voor de ogen houdt. Maar deze muziek is vooral opmerkelijk omdat ze de gedachten niet in een bepaalde richting dwingt, maar eerder bevrijdt. Een ingetogen soundtrack en tegelijk warme deken voor een off-day.
Beoordeling: ++++
Benzine (FR · Denis Zorgniotti · 01/02/2012)
Avec Grégory Duby, guitariste de K-Branding, on sait d’emblée que nous ne serons pas dans un disque « grand public ». Mais là où le trio sature le son et l’espace, Jesus is My Son, son projet solo, au contraire choisit l’épure. Là, où il y a avait confrontation, il y a désormais contemplation ; là où il y avait agitation, il y a désormais ralentissement voire dilation du temps. Le travail de Duby se réduit à une simple guitare électrique avançant avec lenteur et résonnance ; un travail en partie improvisé où chaque note devient importante voire essentielle rappelant les créations d’ Imagho. A partir de là, Jesus is My Son donne un sens périphérique à sa musique : comme son nom l’indique 1914-1918 est un album totalement centré sur la première guerre mondiale. Duby s’intéresse là aux moments d’attente avant les combats, aux silences d’après les batailles, à l’anxiété permanente ; ce qui explique la tristesse contemplative qui parcoure le disque, ce qui explique aussi l’absence totalement d’explosions soniques et de violences sonores. Connu désormais de l’auditeur, ce sujet permet à Duby de charger en émotion une musique par ailleurs économe dans le domaine. Le Belge triche un peu, utilisant son sujet et les titres mêmes de ces instrumentaux (Héroïsme et désespoir, No man’s land, Armistice, des pleurs et des larmes…) pour permettre à l’auditeur de fantasmer la musique ; un peu comme un effet Koulechov sémantique. Ainsi manipulé, l’auditeur a de quoi être touché par le disque, ce qui est désormais le principal.
Shoot Me Again (FR · Fred · 17/01/2012)
Il n'aura plus fallu attendre 4 ans pour avoir la suite de JESUS IS MY SON qui semble avoir abandonné la folie des grandeurs du mysticisme en s'attaquant cette fois-ci à la première guerre mondiale, celle de 14-18, une autre folie, qui a tué plus de 10 millions de personnes.
La limpidité du son de JESUS IS MY SON tranche avec l'image boueuse et sale qu'évoque le simple nom de cette guerre des tranchées. Par contre la mélancolie dégagée par 1914-1918 semble interminable. Elle fige le temps et son désespoir. Cette guerre devait être courte, elle s'est éternisée.
Moins expérimental que ces prédécesseurs et plus joué (lentement), ce nouvel album de JESUS IS MY SON prouve la capacité de Duby à revenir à une utilisation de la guitare plus conventionnelle. Par conséquent ce disque est moins dans la recherche d'un son spécifique, bien que précis.
La clarté pour tristesse, pourrait-on dire comme mot d'ordre de ce disque, et cette limpidité déjà évoquée, cette douceur assez fragile, mais aussi cette précision construisent l'humeur de ce disque.
Seul le ressenti est évoqué. Celui de la tristesse, profonde, face à l'horreur de la guerre. Face à l'inutilité de la fierté nationale. Celui de la morosité et de l’amertume d'être vivant parmi les morts.
Celui du chagrin qu'éprouvent tous ceux qui ont laissé une part, parfois très grande, d'eux-mêmes ou de leurs connaissances dans ces trous.
Ce disque aurait pu avoir plusieurs visages. Tout au moins, on aurait pu s'attendre à un disque qui évoquerait de manière différentes, sourde pour les combats, triste pour la mort, heureuse pour l'armistice ... , les nombreux moments d'une guerre. Un cliché presque cinématographique que JESUS IS MY SON a voulu éviter, ne voyant, à raison, que grisaille, déprime, tristesse et morosité amère derrière une guerre et ce qui l'entoure. Cette guerre que l'on appelle la Grande Guerre, comme si une guerre pouvait être grande...
Seule la question du choix de la guerre 14-18, reste sans explication musicale au bout de ces 8 titres. Peut-être parce qu'à l'inverse de celle de 40-45 ou de celle du Vietnam, la première guerre mondiale, tournant clé dans « l'art » de la guerre moderne, reste peu évoquée et par conséquent peu emprunte d'images collectives. Plus libre à l'interprétation et plus aisée à emporter l'auditeur.
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