Description
Originally intended as a power trio, Japan's RUINS was formed by drummer / vocalist Yoshida Tatsuya in 1985. After the guitarist failed to show up for the band's first rehearsal, the group abandoned the guitar and chose to jettison forward as a drums and bass duo. Over the years, Yoshida would remain the guiding force behind the band, while RUINS' bass duties would change hands four times.
The visceral energy of RUINS early years are chronicled on the '1986- 1992' collection and document the evolution of RUINS hardcore progressive rock sound. In 1995 bassist Sasaki Hisahi joined Yoshida, and the new duo made their debut on the 'Refusal Fossil' album. Countless tours and numerous recordings would follow. 'Tzomborgha' released in 2002 by Ipecac Records would be their last full length album - in 2004 Hisahi retired from the band.
In 2005, RUINS unveiled one last song, 'Gwodhunqa', for a SKiN GRAFT / RELAPSE Records co-release - a split 7in and comic set with the band HIGH ON FIRE. In the summer of that year, Yoshida took on the task of performing the music of RUINS solo, while performing with a different guest bass player in each city, embarking on the 'Bassist Wanted Tour'.
From this point on, Yoshida would continue RUINS as a one-man act, touring as RUINS Alone and, with bassist Sasaki Hisahi, issuing remixed & remastered editions of their albums 'Vrresto', Pallaschtom' and 'Refusal Fossil'. During this time, Yoshida also re-energized his other bands, KOENJIHYAKKEI and KOREKYOJINN and RUINS Alone was chosen by Matt Groening to perform at the All Tomorrow's Parties in May 2010 in Minehead, England.
It's been nearly 10 years since the last RUINS album was released. Now, having traveled the world time and time again, refining RUINS for the 21st century, Yoshida is ready to release the debut album from RUINS Alone, 20 tracks - plus three bonus tracks (included on the CD and as a free download in the LP), featuring all new compositions, as well as new recordings of classic RUINS songs sporting new arrangements.
Titles
01. JEMVLESQAPP
02. LAIPTHCIG
03. IXZELGRIVER
04. STONEHENGE
05. BAXCEMGILASZ
06. HYDEROMASTGRONINGEM
07. EQUESSPALDHO
08. SANCTUARY
09. GLASCHZENCK
10. PALLASCHTOM
11. AHFTSIVESPHA
12. DAGDAD
13. VILLANZYATS
14. GRUBANDGO
15. LOCKSSOMBLEZ
16. SCHVOSTESS
17. NEFESTORXISS
18. CAMBODIA
19. OBTHECKLOMTZ
20. DHASKRIVE
- BONUS TRACKS (included on the CD and as a free download in the LP):
21. NOTTURUNO
22. PROGROCK
23. HARDROCK
Press
Music in Belgium (FR · François Becquart · 20/12/2012)
On connaît le Japon comme une terre d'aventure et d'originalité profonde. Les Japonais ont toujours eu le chic pour prendre tout le monde par surprise, et je ne parle pas seulement de Pearl Harbor. En matière de musique rock, des groupes japonais ont semé la perplexité dès le début des années 70 (Flower Travellin' Band, Kimio Mizutani, Strawberry Path…) et ont continué leurs exploits dans les années 90 et 2000 (les insensés d'Acid Mother Temple, par exemple). Un des personnages clés de cette scène underground nipponne est Tatsuya Yoshida, un batteur excentrique en avance de trois générations sur son époque et qui a commencé à faire parler de lui au milieu des années 80 avec son projet Ruins.
Ruins est un monde indescriptible. Yoshida en est le batteur, concepteur, gourou, visionnaire, magicien, manipulateur et maître total. Il monte ce projet en 1985 dans l'espoir d'en faire un power trio. Il lui faut donc un bassiste, qu'il trouve, et un guitariste, qui ne se pointera jamais aux répétitions. Qu'importe, le trio devient duo et s'enfonce dans une musique expérimentale qui est au rock progressif ce que le canon laser est à la bombarde : un truc hallucinant, avant-gardiste à fond, ultra-technique et hanté par une folie créatrice irrépressible. Durant la vingtaine d'années d'existence de Ruins, quatre bassistes se succèdent : Hideki Kawamoto, Kazuyoshi Kimoto, Ryuichi Masuda et enfin Hisashi Sasaki. Les albums s'insinuent également dans le monde moderne, avec une chance quasi nulle de faire un impact commercial : "Ruins" (le premier EP de 1986), "Ruins II" (1987), "Ruins III" (1988), "Stonehenge" (1990), "Burning stone" (1992), "Graviyaunosch" (1993), "Hyderomastgroningem" (1995), "Refusal fossil" et "Vrresto" (1998, les albums les plus emblématiques), "Symphonica" (1998), "Pallashtom" (2000) ou "Tzomborgha" (2002).
Ruins n'est pas le seul projet dans lequel Tatsuya Yoshida est actif. Il s'implique dans une vingtaine de groupes tout au long de sa carrière. Son jeu de batterie est phénoménal, usant de la polyrythmie à outrance et repoussant cette technique complexe dans des espaces encore insoupçonnés. On reconnaît des influences classiques chez ce monsieur : Emerson, Lake & Palmer et surtout le Magma de Christian Vander, qui reste l'influence principale avec un jeu de batterie tentaculaire, rapide et furieux, couplé à des paroles dans une langue inconnue qui rappelle le fameux Kobaïen utilisé dans Magma.
Yoshida avait mis fin à la carrière discographique de Ruins en 2004, se contentant de jouer sa musique sur scène en tant qu'artiste solo sous le nom de Ruins Alone, changeant de bassiste au gré des villes visitées. Ce n'est qu'en 2010 que Yoshida se décide à préparer un nouvel album de Ruins, qu'il baptise "Alone" et qui est sorti à la fin de l'année dernière. J'avertis tout de suite : réécoutez l'intégrale de Magma et de Frank Zappa, ainsi que les œuvres d'Acid Mother Temple avant d'aborder ce "Alone", car ça va secouer un peu les neurones du point de vue de la vision musicale. Yoshida propulse l'auditeur dans un accélérateur de particules sonores nerveuses et épileptiques. Une vingtaine de pièces courtes de une à trois minutes de durée s'abattent en rafales sur les tympans, avec une batterie démentielle qui concasse les rythmes en petits morceaux et les retourne dans tous les sens. Le chant outré et lyrique projette des onomatopées incompréhensibles, les ambiances sonores changent toutes les dix secondes, les structures mélodiques sont secouées comme un cow-boy sur le dos d'un taureau fou en plein rodéo. Frank Zappa ressemble à côté de ça à un chanteur de ballades napolitaines.
Archifou, inepte, incontrôlé et génial, cet album réinvente le progressif en lui donnant une dimension insensée, le baignant dans un jus technique ultra-concentré et le propulsant en même temps dans une dimension avant-gardiste qui semblait avoir disparu de la musique contemporaine. Une baffe énorme, mais pour comprendre tout ça, il vaut mieux avoir un permis de conduire une fusée intergalactique.
Le disque contient trois bonus, dont les amusants "Progrock" et "Hardrock" qui révèlent chacun un florilège des riffs prog et hard les plus classiques de l'histoire. Une excellente opportunité pour un blind test.
Shoot Me Again (FR · Fred · 08/05/2012)
Ce premier album de RUINS ALONE est aussi la centième sortie du label Skin Graft. Emmené par Yoshida Tatsuya, RUINS ALONE est le résultat d'un long processus débuté il y a 20 ans sous le nom, devenu synonyme de référence de RUINS.
En effet Yoshida Tatsuya n'est autre que le chanteur-batteur de RUINS. Suite aux mésaventures de line-up, l'adjonction d'un guitariste, le retour à un duo basse-batterie, une tournée appelée Bassist Wanted Tour où RUINS se voyait rejoindre par un bassiste différent à chaque concert, Yoshida Tatsuya, motivé à continuer l'aventure seul aux commandes (un peu contraint aussi), a enfanté de RUINS ALONE.
10 ans après le dernier album de RUINS, la réactivation d'autres groupes de Yoshida Tatsuya tel KOENJIHYAKKEI, RUINS ALONE sort son premier album. Et en guise de premier disque, le Japonais remplit bien les sillons. Ce premier album est composé de 23 titres. 20 + 3 titres téléchargeables si vous préférez la version vinyle.
Yoshida Tatsuya est un technicien. Que ce soit en tant que frappeur de tonneaux ou comme compositeurs. Doté de super-pouvoirs qui lui permettent de multiplier ses bras, l'homme possède un jeu où les rythmes s'affolent et se multiplient. Capable d'accélérations fulgurantes, il est surtout délirant. Pensez aux jeux Prog-Rock et Jazz-Rock, les plus délurés et vous aurez un mélange aussi détonnant que celui de FRANK ZAPPA et MAGMA . RUINS ALONE, tout comme RUINS, reste donc une musique de mélomanes avertis. A laquelle par ailleurs vous pouvez ajouter ce chant asiatique, assez caractéristique aussi et pour nous, occidentaux, plutôt inhabituel.
Ce disque d'avant-garde au concentré technique peut évidemment s'avérer vite indigeste avec autant de plages au compteur. Fort heureusement, chacune d'entre elles oscille entre la minute et les quatre minutes. Par conséquent le disque n'atteint pas une longueur démesurée (53 minutes).
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