SOUTH OF NO NORTH Octopussies Liquor Store
Description
Cédric Stevens, a.k.a. Acid Kirk, is one of Belgian techno's pioneers. Since 1993, he has been DJing all through Europe's biggest clubs, sharings stages with many of the world's finest DJs. In 1997, increasingly obsessed with free jazz, psychedelic, experimental and avant-garde music, he co-founded Elf Cut Records, where he worked as A&R. At the same time, he started working on a new project, Syncopated Elevator Legacy (S.E.L.), where he could explore new musical territories.
S.E.L.'s studio work has been praised by many artists (Christian Fennesz, Vibracathedral Orchestra, My Cat Is An Alien), and some of its songs caught John Peel's ear, who played them on his BBC show.
In 2003, Cédric, Flash Bunny (Jean-Henri Rigo) and Naan (David Meunier) founded the DRIFTING BEARS COLLECTIVE. South of no North, their epic psych-noise debut, was released in 2007 thanks to Le Bonheur, Brussels 'multimedia grocer's'. Vinyl only, the album did well, and was highly praised by english magazine The Wire.
The trio shifted to quintet with the arrivals of Squeaky Lobster (Laurent Delforge) and Sun Papa (Laurent Baudoux) and soon began working on a new album, with a radically different approach, much more professional and cohesive. The band changed its name to SOUTH OF NO NORTH to deliver a second album, Octopussies Liquor Store. This new record marks a big step forward, in the production as well as in the writing, more mature and daring, not afraid to extend one of the compositions to 35 minutes. Their love of psychedelic, free jazz and obscure forms of world music is still patent, but this new step sees them evolve radically, and add krautrock and experimental noise to the trip.
Press
Shoot Me Again (FR · Fred · 13/04/2012)
Avec le groupe bruxellois SOUTH OF NO NORTH, la première envie est de jouer la carte du palmarès. Avec ces deux titres pour une heure d'expérimentation, ce disque dont l'artwork est signé par l'artiste américain Robert Steven Connet n'est tiré qu'à 300 exemplaires.
Bien évidemment c'est la musique qui nous intéresse principalement. Par conséquent, côté contenu, il faut vous attendre à une musique instrumentale et psychédélique. SOUTH OF NO NORTH crée donc des textures d'ambiance dans une démarche plutôt free-jazz et noise.
Originalement nommé DRIFTING BEARS COLLECTIVE, SOUTH OF NO NORTH a changé de nom avec l'avènement de groupes intégrant le mot Bear (Ours) dans leur nom. Une façon de se démarquer qui va au-delà de la musique, plus dans l'attitude, qui s'adresse à un public averti et qui le satisfera.
Music in Belgium (FR · François Becquart · 17/02/2012)
Les origines du groupe belge South Of No North remontent à 2003, quand un malade de free jazz du nom de Cédric Stevens décide de plonger davantage dans ce créneau et monte un trio qui s’appelle d’abord Drifting Bears Collective. On y trouve également Jeanri Rigo (guitare), David Meunier (batterie), Cédric Stevens s’occupant de l’électronique, des claviers et de toute machine capable de créer des sons stroboscopiques, des vibrations mécaniques ondulatoires ou des infrasons célestes. Les trois garçons écrivent rapidement des morceaux, les testent sur scène et entament ainsi un processus créatif qui leur donne envie de réaliser un premier album. C’est avec l’arrivée de Loren Delforge à la basse que le groupe achève son premier album en 2007, intitulé "South of no north" et dont le titre est sans doute inspiré du recueil de nouvelles de Charles Bukowski.
Cet album est assez bien accueilli par la Web-critique et incite les gaillards à remettre le couvert et plancher sur leur deuxième album. Le nouveau disque est conçu sur une base radicalement différente du précédent, avec l’adjonction d’un cinquième musicien en la personne de Laurent Baudoux, une figure de l’avant-garde belge. L’approche est ici plus cohérente et assurée, bien que reposant sur de l’improvisation. Le groupe réalise deux sessions de travail, où il transfère en musique les idées qui sont échangées entre les membres. Après avoir lâché cette vague d’inspiration sur bande sonore, le groupe prend du recul, réécoute tranquillement les résultats et se trouve tellement impressionné par ceux-ci qu’il décide de sélectionner deux longs titres pour ce qui va devenir "Octopussies liquor store".
Trouvant que le nom de Drifting Bears Collective est un peu téléphoné car plein de groupes ont ajouté le mot "bear" dans leur nom, le quintette décide d’opter pour South Of No North, reprenant ainsi le titre de leur premier album et estimant que cela fait plus original. Oui, sauf qu’il y avait déjà un groupe grec qui portait ce nom dans les années 80. C’est peut-être un peu raté pour le côté original du nom, mais South Of No North se rattrape allègrement du côté du contenu de sa musique.
Autant prévenir tout de suite : on se trouve ici dans l’avant-garde totale, dans l’expérimentation pure, dans l’improvisation érigée en système. South Of No North a composé deux morceaux qui occupent respectivement 35 et 25 minutes de temps. On retrouve en point commun sur ces titres de longues et lentes nappes d’effets sonores, électroniques, ponctués par une trame rythmique quasi invisible et qui propulsent l’auditeur dans un cosmos infini de sons vaporeux. On trouve dans cette musique la patte lointaine de pionniers de l’avant-garde électronique comme Edgar Varèse ou La Monte Young qui expérimentaient déjà ces expérimentations sonores dans les années 50 ou 60. Par conséquent, ceux qui aiment ou comprennent Edgar Varèse ou La Monte Young vont retrouver ici un terrain de connaissance. Ceux qui ne comprennent pas ce genre de choses peuvent utiliser le travail de South Of No North comme musique d’ambiance au cours de leurs séances de méditation transcendantale et ils pourront constater que ça aide. Ils risquent juste d’être un peu secoués vers la fin, où South Of No North bouscule ses rythmes et donne un aspect plus tourmenté au final de son album.
Pas de faux-fuyants, la musique de South Of No North est belle. On y sent l’émotion et l’attention des musiciens, qui transposent avec des sons la question mystique de l’homme confronté à l’univers. Ce disque est effectivement une invitation à la méditation et à la transcendance de la réalité matérielle vers la seule immatérialité de la pensée.
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